D’ALEMBERT Jean

Paris 16 novembre 1717 – Paris 29 octobre 1783
Jean le ROND d’ALEMBERT est né en dehors des liens du mariage et ce n’est pas bien vu à cette époque. Sa mère Claudine GUÉRIB de TENCIN l’abandonne sur les marches de la chapelle Saint Jean Le Rond à Paris. Comme ses parents sont nobles, il peut prendre, par la suite, le nom de D’ALEMBERT, nom avec la particule « de » ou « d’» réservée aux gens de la noblesse.
En pension de quatre à douze ans, puis élève au collège des Quatre-Nations de 1730 à 1735, il reçut de maîtres malebranchistes une éducation janséniste et cartésienne. Bachelier ès arts, il suivit des cours de droit puis de médecine avant de se consacrer définitivement aux mathématiques. Ses premiers travaux le firent remarquer de CLAIRAUT et il entra à l’Académie des sciences comme « associé astronome adjoint ».
Géomètre et mathématicien, il entra à l’Académie des Sciences à 23 ans, et fut nommé à l’Académie de Berlin à 28 ans, il refusa plus tard à Frédéric II d’aller habiter Berlin, et à Catherine de Russie de se charger de diriger l’éducation de son fils, malgré le traitement annuel de cent mille livres qu’elle lui offrait. Il fut membre de toutes les académies d’Europe, ami de tous les philosophes, familier de tous les salons.
Il meurt au Vieux-Louvre et son éloge funèbre est prononcé par Nicolas de CONDORCET.
Il est connu pour avoir rédigé plusieurs traités, ouvrages et œuvres de grandes importances tels que :
– Traité de dynamique
– Traité de l’équilibre et du mouvement des fluides
– Discours préliminaire de l’Encyclopédie, avec Diderot
– Éloge des académiciens morts de 1700 à 1770
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