De MUSSET Alfred

Paris 11 décembre 1810 – Paris 2 mai 1857
Ses oeuvres
Alfred de MUSSET est un poète, dramaturge et écrivain français de la période romantique.
Il a écrit plusieurs œuvres célèbres comme Les Caprices de Marianne (1833), une pièce romantique où l’amour, la jalousie et le destin se mélangent tragiquement, On ne badine pas avec l’amour (1834), qui montre que jouer avec les sentiments peut avoir de grave conséquences, et Lorenzaccio (1834), qui présente un héros romantique.
Il écrit aussi Confession d’un enfant du siècle en 1836, qui est un roman autobiographique.
La pièce Lorenzaccio
Lorenzaccio est un drame romantique écrit en 1834, sur une idée de George SAND. Il est publié en août 1834 et présente un héros romantique, Lorenzo. Il reprend des événements réels racontés dans une chronique de la Renaissance.
Résumé
À Florence, sous la Renaissance, le duc Alexandre de MÉDICIS est un tyran cruel et violent. Son cousin, Lorenzo, fait semblant d’être son ami complice et lâche. En réalité, il déteste le duc et veut le tuer pour libérer la ville. Il joue si bien son rôle de « méchant » que tout le monde le déteste. Il réussit à assassiner le duc, mais personne ne le remercie. Au lieu de se révolter, les habitants de Florence acceptent un nouveau tyran encore pire. Lorenzo meurt seul, ayant perdu son honneur pour rien.
La pièce montre qu’il ne suffit pas de tuer un tyran, encore faut-il que le peuple veuille vraiment la liberté.
Les répliques de théâtre
1. La réplique du désespoir (Acte IV, Scène 9)
Contexte
Lorenzo se sent seul et fatigué d’entendre les autres parler sans jamais agir.
Lorenzo
“Ah ! les mots, les mots, les éternelles paroles ! S’il y a quelqu’un là-haut, il doit bien rire de nous tous ; Cela est très comique, vraiment.
— Ô bavardage humain ! ô grand tueur de corps morts ! grand défonceur de portes ouvertes ! ô homme sans bras !”
2. Le souvenir de l’innocence (Acte III, Scène 3)
Contexte
Lorenzo avoue à Philippe Strozzi qu’il était bon autrefois, avant de se salir pour pouvoir combattre le tyran.
Lorenzo
Tel que tu me vois, Philippe, j’ai été honnête. J’ai cru à la vertu, à la grandeur humaine, comme un martyr croit à son Dieu.”
3. La réplique sur le bien et le mal (Acte III, Scène 3)
Contexte
Le sage Philippe répond à Lorenzo qui ne voit que le mal autour de lui.
Philippe
“Si tu n’as vu que le mal, je te plains, mais je ne puis te croire. Le mal existe, mais non pas sans le bien ; comme l’ombre existe, mais non sans la lumière.”
4. La vanité de l’héroïsme (Acte III, Scène 3)
Contexte
Lorenzo explique que même si son cœur est bon, son bras est incapable d’agir pour changer les choses.
Lorenzo
“Je sais parfaitement qu’il y en a de bons ; mais à quoi servent-ils ? Que font-ils ? Comment agissent-ils ? Qu’importe que la conscience soit vivante, si le bras est mort ?”
Chemins
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